Je me suis cherchée
dans le bruit,
dans les bras qui ne savaient pas me tenir,
dans les silences qui me coupaient de moi.
J’ai cru être brisée.
Alors j’ai appris à survivre.
À me fermer.
À me protéger.
Et puis un jour,
j’ai cessé de me battre contre moi.
J’ai écouté mon corps.
J’ai honoré mes tremblements.
J’ai accueilli mes cicatrices comme des passages.
Je ne me suis pas reconstruite.
Je me suis retrouvée.
Plus lente.
Plus consciente.
Plus souveraine.
Je ne suis plus en survie.
Je suis en présence.
Et aujourd’hui,
je marche avec moi.